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jan
15

Voilà, une première petite demo est lâchée dans la nature - en l’occurence, sur Myspace - c’est vite fait, hein, enregistré tout seul dans le grenier, et la version définitive sera probablement assez différente ! Il s’agit d’une adaptation d’un poème rigolo de Paul Eluard, et le morceau sera sur le maxi “Acróbata”. Morceau assez surprenant j’imagine, dans lequel - du moins est-ce mon impression - on retrouve ma vieille influence de La Tordue (ce groupe de chanson française qui a splitté il y a maintenant quelques années), une influence qui avait disparu de mes chansons ces dernières années. J’aimais beaucoup La Tordue, en particulier les textes et la voix du chanteur Benoît Morel, et j’ai vu le groupe en concert lorsque j’habitais Périgueux, en 1756 environ. Ce groupe avait fait quelques adaptations savoureuses de poèmes, comme “A une mendiante rousse” de Baudelaire ou “La rose et le réséda” d’Aragon (oui, c’était plus Aragon que Lamartine !!!)

bk : Poisson

Les trois titres du maxi auront une ambiance fantaisiste - en tout cas plus positive que ce que j’ai fait ces derniers temps. Oui, j’avais envie, histoire de ne pas tomber dans un pessimisme irrémédiable. Mais attention, je ne fais toujours pas dans la chanson pour enfants : l’album “Peones” sera bien noir et heavy, pas de doute.

jan
11

Pour ne rien vous cacher, moi qui suis pourtant un grand garçon solide, j’ai essuyé des larmes à la nouvelle de la disparition de Mano Solo… Curieusement, la veille, mon frangin et moi parlions de lui, de la force surhumaine qui l’animait, de ses deux derniers albums moins “noirs”… merde…

A l’époque de “La Marmaille nue”, chef d’oeuvre s’il faut encore le rappeler, sa voix, ses textes et ses musiques ont cautérisé nombre de mes plaies…

Petit hommage, en différé de la “planète seultout” :

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déc
17

J’ai découvert il y a peu cette chanteuse tchèque, dont la voix troublante et la musique (entre bossa, jazz et influences sud-américaines traditionnelles) m’enchantent. Rien de tchèque dans ses ambiances (elle chante en Espagnol, d’ailleurs), même si elle a également sorti un disque d’airs de République Tchèque et de Moravie. Un petit extrait de “Grano de Arena”, une des chansons que je préfère, afin de donner une idée :

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Le morceau en entier (il s’agit d’un montage) : laissez-vous emporter !

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Et “Peones”, et “Acróbata”, me direz-vous?… Eh bien, comme d’habitude, il y a du retard, dû à des emplois du temps de forcenés de part et d’autres (”travailler plus pour”… hum…). L’écriture du maxi est terminée, et celle de l’album approche du terme. Ce qui, au départ, ne devait être qu’une sorte de “gros maxi”, ou de compile améliorée, est finalement devenu un album à part entière. Ambiances plus lourdes et metal par moments, avec quelques “respirations” ethniques, un peu comme sur “Maps”. L’EP “Acróbata”, en revanche, sera assez différent, avec des atmosphères plus planantes, plus fantaisistes, des paroles moins énervées, et des harmonies plus étranges que ce que je fais d’habitude. On peut espérer avoir un premier extrait (sans doute le “single” des “eaux usées”), courant janvier. Parole de scout ! (n’importe quoi, moi )

nov
04

Cela faisait longtemps que cette station n’avait plus donné de ses nouvelles… C’est aujourd’hui chose faite, et l’intégrale du maxi “Je suis dans l’erreur” sera présentée ce soir lors d’une émission spéciale, avec d’autres artistes bien entedu, dont, je crois bien, l’excellent Oscar Fantôche ! L’émission devrait avoir lieu à 21h30.

Discovery Music

Pour le reste, eh bien voici : les guitares de la nouvelle version sont en boîte, restent les voix et d’autres détails - ça va cracher, c’est moi qui vous le dis ! Sinon, les compos avancent très lentement, par manque de temps, entre autres. Le maxi qui pourrait précéder “Peones” se présente ainsi (mais ça peut encore changer) :

- Acróbata del sol
- Poisson
(adaptation d’un poème de Paul Eluard)
- Wenceslas

“Poisson” et “Wenceslas” ne figureront que sur cet EP. Il yavait, au départ, une version “calme” de “Détours vers vie maximum” qui était au programme, mais elle n’est pas vraiment enthousiasmante; aussi l’ai-je remise à plus tard.
Lorque “Les eaux usées” seront enfin recyclées, j’en ferai peut-être un single sur Jamendo, pour voir.

à bientôt,

bk

oct
05

Passage en radio prévu pour l’instrumental “Tlaloc”, d’inspiration amérindienne, sur la radio canadienne La voix du libre, dans l’émission du 14 octobre. Le programmateur était également intéressé par “Mes frères européens”, mais la longueur du morceau (plus de 10′…) l’a découragé. “La voix du libre” est une radio consacrée à la défense de la culture libre, qu’il s’agisse de musique bien sûr, mais aussi de logiciels, etc. Je n’ai pas encore l’heure exacte de la programmation.

oct
02


Humeur actuelle :  sombre

Je me doute que son nom ne dira pas grand chose à la plupart des gens, et pourtant le compositeur mexicain Jorge Reyes est une de mes importantes influences mexicaines (en particulier pour le morceau “Tlaloc”, et aussi certains passages de “Teotihuacan”)). Après avoir joué dans Chac Mool (dans les années 70), il s’est tourné vers la musique électronique, et avait fini par revenir à la source de la musique mexicaine indigène, aztèque (pour le peu qu’on en connaît, maya, etc. Il est mort à 57 ans d’une crise cardiaque, dans son studio. J’invite les esprits curieux (et courageux, car c’est parfois aride, hein, c’est pas du new age) à aller écouter un peu…

Death of Jorge Reyes

Sacrificio - Jorge Reyes live

sept
04

Voici, pour ceux que ça intéresse, le texte utilisé dans “Mes frères européens”, grâce à l’aimable autorisation du DIAL. J’ai en projet d’en enregistrer une version en Espagnol, mais vu que je ne parle pas cette langue, ça peut être long…

La véritable dette extérieure n’est pas celle que vous croyez

par Guaipuro Cuauhtémoc
Un chef indien aztèque s’adresse aux gouvernements européens pour leur réclamer le paiement d’une dette contractée il y a 500 ans…

Eh bien me voici, moi, Guaipuro Cuauhtémoc, descendant des peuples qui, il y a 40.000 ans, peuplaient l’Amérique. Je suis venu à la rencontre de ceux qui l’ont « découverte » il y a 500 ans. Voici donc que nous nous rencontrons tous : nous savons qui nous sommes.

Mon frère douanier européen me réclame un papier écrit avec un visa pour pouvoir découvrir ceux qui m’ont découvert autrefois. Mon frère usurier européen me réclame le paiement d’une dette contractée par Judas - quelqu’un que je n’ai, en vérité, jamais mandaté. Mon frère usurier européen m’explique que toute dette se paie avec des intérêts, quand bien même il faudra pour cela vendre des êtres humains et des pays entiers sans leur demander leur consentement. Et voilà, moi je les découvre.

Moi aussi je peux réclamer mon dû, moi aussi je peux réclamer des intérêts. Les Archives des Indes font état, avec force papiers, force reçus et force signatures, de ce que, entre les seules années 1503 et 1660, sont arrivés à San Lucar de Barrameda (Espagne), 185.000 kilos d’or et 16 millions de kilos d’argent, en provenance d’Amérique. Pillage ? Cela ne me viendrait pas à l’idée ! Ce serait penser que nos frère chrétiens ne respectent pas leur septième commandement. Spoliation ? Dieu me garde d’aller imaginer que les Européens, à l’image de Caïn, tuent puis dissimulent le sang de leur frère ! Génocide ? Ce serait là accorder du crédit à des calomniateurs comme Bartolomé de Las Casas et tous ceux qui ont qualifié la rencontre de « destruction des Indes », ou à des extrémistes comme le Dr Arturo Pietri, qui affirme que l’essor du capitalisme et de la civilisation européenne actuelle est le fruit de l’innondation en métaux précieux que vous, mes frères européens, avez arrachés des mains de ceux qui, en Amérique, sont aussi mes frères !

Non ! Ces 185.000 kilos d’or et ces 16 millions de kilos d’argent doivent être considérés comme le premier d’entre les divers prêts à l’amiable consentis en Amérique en faveur du développement de l’Europe. Penser le contraire reviendrait à établir l’existence de crimes de guerre, ce qui ouvrirait le droit à exiger non seulement le remboursement immédiat, mais même une indemnisation pour dommages et préjudices. Moi, Guaipuro Cuauhtémoc, je préfère croire en l’hypothèse la moins offensante à l’égard de mes frères européens. Des exportations de capitaux aussi fabuleuses n’ont été rien d’autre que la mise en place d’un Plan Marshall-tézuma pour garantir la reconstruction de la barbare l’Europe ruinée par ses guerres déplorables contre les musulmans cultivés, défenseurs de l’algèbre, de l’architecture, du bain quotidien et autres apports supérieurs de la civilisation.

Voilà pourquoi, passé ce cinquième centenaire du « Prêt », nous sommes en droit de nous poser des questions : nos frères européens ont-ils fait une utilisation rationnelle, responsable ou tout au moins productive des ressources si généreusement avancées par le Fonds indo-américain international ?

Nous sommes au regret de répondre non. Du point de vue stratégique, ils les ont dilapidées en batailles de Lépante, Invincible Armada, IIIe Reich et autres formes d’extermination mutuelle. Du point de vue financier, au terme d’un moratoire de 500 ans, ils se sont montrés tout aussi incapables de régler le capital et intérêts que de se passer des rentes monétaires, des matières premières et de l’énergie bon marché en provenance du tiers-monde.

L’affirmation de Milton Friedman, selon laquelle une économie assistée ne pourra jamais fonctionner, vient corroborer ce tableau déplorable et nous oblige à leur réclamer - pour leur propre bien - le paiement du capital et des intérêts, généreusement repoussé de siècle en siècle.

Il est bien clair, toutefois, que nous ne nous abaisserons pas à réclamer à nos frères européens les taux - odieux et cruels - de 20% et jusqu’à 30%, que nos frères européens font payer aux peuples du tiers-monde. Nous nous limiterons à exiger la restitution des métaux précieux avancés, plus un modique intérêt fixe de 10% par an, intérêt calculé sur les 300 dernières années. Sur cette base, et en application de la formule européenne de l’intérêt cumulé, nous informons nos découvreurs qu’ils ne nous doivent, au titre d’un premier paiement de leur dette, qu’une quantité de 185.000 kilos d’or et 16 millions de kilos d’argent, chacune d’elle élevée à la puissance 300. C’est-à-dire un nombre qui, s’il fallait l’exprimer, ferait appel à plus de 300 chiffres et dont le poids dépasserait largement celui de la Terre.

Comme elles pèsent, ces masses d’or et d’argent ! Que pèseraient-elles si on calculait leur équivalent en sang ? Alléguer que l’Europe, en un demi-millénaire, n’est pas parvenue à générer des richesses suffisantes pour régler ce modique intérêt reviendrait à admettre son échec financier absolu et/ou l’irrationalité démentielle des présupposés du capitalisme. Il est vrai que nous ne nous soucions pas, nous les Indo-Américains, de telles questions métaphysiques. Mais, ça oui, nous exigeons la signature immédiate d’une lettre d’intention qui impose une discipline aux peuples endetté du Vieux Continent et les oblige à remplir leurs engagements par une privatisation ou une reconversion rapide de l’Europe, afin que cette Europe nous soit livrée tout entière au titre du premier règlement d’une dette historique.

Les pessimistes du Vieux Monde affirment que leur civilisation est en pleine banqueroute et que cela les empêche de remplir leurs engagements financiers et moraux. Si tel était le cas, nous nous contenterions de recevoir en paiement la balle avec laquelle ils ont tué le poète. Mais ce ne sera pas possible : cette balle est le coeur de l’Europe.

Traduit et publié par DIAL, Diffusion de l’information sur l’Amérique latine (http://www.dial-infos.org/), octobre 2000.
Les opinions exprimées et les arguments avancés dans cet article demeurent l’entière responsabilité de l’auteur-e et ne reflètent pas nécessairement ceux du Réseau d’Information et de Solidarité avec l’Amérique Latine (RISAL).
sept
04

Voilà, l’album est enfin sorti…

Quelques pistes pour la suite :

- le réenregistrement, tranquillement, du premier album “Le troisième jour”,

- Quelques versions différentes et autres inédits sur un gros maxi nommé “Peones”,

- un prochain album, qui continuera à explorer la voie du “rock metal nomade” : “Gadir“. Moins de colère sans doute, plus de chant et de mélodies, et une ambiance “orientale” assez prononcée, avec quelques surprises sonores dont vous me donnerez des nouvelles ! Voici la structure, et les titres de travail tels qu’ils se présentent aujourd’hui :

GADIR :

- Référent Vôtre

- Rue Fatou

- Sur les glaciers de Mars

- Hevel

- Tarifa

- Abafa, Atafa

- Britney Spears (& Paris Hilton)

- Tvé mesto

- Ica

- Gadir

à bientôt !

bk

août
21

Eh bien, on y arrive… il aura fallu un an !

L’album “Maps” durera environ 70 minutes et proposera un mélange de rock/metal, de chanson , de sonorités dites “ethniques” et de rock progressif. J’appelle cela du “rock metal nomade”.

Il se peut que la galette proprement dite soit précédée, dans le courant de la semaine prochaine, par un EP contenant trois titres calmes et “accessibles” : “je suis dans l’erreur”, “pierrot courbé” (edit) et “tlaloc” (inédit pour l’instant).

Vous pouvez, en attendant, écouter “les grands voiliers” (extrait d’”Iblîs”) et “tlaloc” sur la super radio Discovery Music : Discovery Music

à bientôt !

bk

juil
01

C’est là :

Rochester Road / Vaticano Business

- Rochester Road est une sorte d’album souvenirs d’un voyage fait l’an dernier à l’île Maurice (on peut voir un florilège de photos dans la section appropriée; c’est l’album intitulé “Maps”). Evidemment, quand on évoque l’île Maurice, les gens déduisent plages, farniente, touristes plus ou moins obscènes, etc. Ben, moi, cet aspect ne m’intéresse pas trop. Ce qui est décrit dans le texte, ce sont les impressions laissées par les interminables déambulations dans cette nature luxuriante, qui dégage un parfum de début (ou de fin, suivant le degré d’optimisme) du monde. Je parle aussi des rencontres, en particulier de ceux qui se nomment eux-mêmes les “petits pêcheurs”, laissés pour compte du tourisme de masse et ouvertement méprisés par des Blancs (rougeâtres en fin de séjour) grassouillets, malpolis et méprisants. Les colons d’aujourd’hui, en fait.

- Vaticano Business est un morceau énervé et de mauvaise foi (au sens propre du terme, sans jeu de mots appuyé). J’adore Rome (oui, j’ai pas des goûts de chiotte, en matière de voyage, hein ?) et, lors de mon dernier passage, on m’a un peu traîné pour aller au Vatican. J’en avais un mauvais souvenir. Je trouve cet endroit écoeurant, il dégouline de marbreries, d’or et d’argent - pillage, là encore, des colonies. Et là-bas, tout, absolument tout, est à vendre, jusqu’à la nausée, jusqu’à l’indécence absolue. Et pourtant, que de merveilles à admirer… qu’on ne peut pas voir tant on fait circuler les touristes à une allure effarante, comme du bétail. Bon, j’avoue que je n’aime pas beaucoup l’Eglise à la base (qui a dit : “on l’aura compris” ? ), et j’en ai profité pour glisser deux trois trucs en plus, sur l’homophobie et compagnie. Dommage, le texte a été écrit après que Benito XVI (enfin, Benoît) a réintégré une flanquée d’évêques intégristes, dont un ouvertement négationniste - sans cela, j’en aurai remis une couche.

Vous l’aurez compris, la tonalité de l’album est globalement à la révolte et à l’énervement, même si tous les morceaux seront différents. Le thème de la colonisation et du mépris de certains Blancs (majoritaires en ce moment) pour ce qui ne leur ressemble pas est assez diffus dans les chansons. Le CD en lui-même sera publié sur Jamendo, si tout va bien, courant juillet, si tout va moins bien, en septembre.